Qui sont les repreneurs d’entreprise ?
Saturday 29 October 2011Plus prudents, plus réalistes, avec des fonds un peu plus importants qu’en 2007 : le portrait robot du repreneur d’entreprise est riche d’enseignements.
On parle beaucoup de création, moins de reprise d’entreprise. Pourtant, c’est une forme d’entrepreneuriat à part entière.
Une étude Fusacq, place de marché en ligne dédié à la reprise, s’est récemment penchée sur ces repreneurs, afin de mieux cerner leur profil.
Qui sont-ils ? L’étude montre que les repreneurs sont en très large majorité des hommes (94%). Si leur moyenne d’âge est de 46 ans, ils sont près de 40 % à reprendre avant 40 ans. Que faisaient-ils avant la reprise d’entreprise ? Près de 70% des porteurs de projet travaillaient dans une société de plus de 50 personnes.
Leurs motivations ? Une véritable vocation d’entreprendre, pour 84 % d’entre eux. Dans le détail, 58 % se sont lancés dans la reprise par envie d’entreprise, et seulement 14 % voient la reprise comme une alternative à la création. Une preuve, s’il en était besoin, que la reprise est une véritable voie d’entrepreneuriat, au même titre que la création, même si les modalités diffèrent.
Quelles cibles d’entreprise ?
La reprise implique en amont de déterminer une cible, un type d’entreprise à reprendre. Comment les repreneurs déterminent-ils leur choix ? La majorité (45%) souhaite privilégier l’opportunité plutôt que le domaine d’activité mais ils sont tout de même 25% à vouloir reprendre dans leur secteur d’activité actuel. A juste titre car c’est ici que le taux d’échec est statistiquement le plus faible.
Alors qu’ils sont pour la plupart issus d’entreprises de plus de 50 personnes, 74% des repreneurs souhaitent reprendre une entreprise avec un effectif compris entre 1 et 20 salariés. Une des explications est que seuls 4% ont les moyens de viser une structure de plus de 50 personnes. Ainsi, l’apport personnel moyen des repreneurs se monte à 310 000 euros. Evolution notable : ils sont près de 20 % à disposer d’un apport supérieur à 500 000 euros, alors qu’ils n’étaient que 9% en 2007.